Nulle passion n’est plus forte dans le cœur de l’homme que le désir de faire partager sa foi.
Écrivaine, 1882-1941Nulle passion n’est plus forte dans le cœur de l’homme que le désir de faire partager sa foi.
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Orlando
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De tous les sentiments dont le cœur de l’homme est capable, il n’y a que l’amour de Dieu par où l’homme puisse rendre en quelque manière la pareille à Dieu.
Lorsque la passion est réellement forte,
Il n’est digue ni mur que son courant n’emporte.
La passion, cet absolu désir qu’on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l’absence de l’autre.
Un dévouement absolu, la foi sans bornes, un amour insensé, toutes ces richesses d’un cœur aimant et vrai ne sont rien ; elles servent à aimer et ne font pas qu’on soit aimé.
La seule passion naturelle à l’homme est l’amour de soi-même, ou l’amour-propre pris dans un sens étendu.
Quelle grande chose, être aimé ! Quelle chose plus grande encore, aimer ! Le cœur devient héroïque à force de passion. Il ne se compose plus que de rien de pur ; il ne s’appuie plus que sur rien d’élevé et de grand.
Dieu n’a qu’une seule passion : aimer et vouloir être aimé. Il ne peut pas ne pas aimer, presque comme si c’était une faiblesse, alors que, bien sûr, c’est sa force.
Etre le principe constant du bonheur d’un homme quand cet homme le sait et mêle de la reconnaissance à l’amour, ah ! Chère, cette certitude développe dans l’âme une force qui dépasse celle de l’amour le plus entier.
Les passions font vivre l’homme, la sagesse le fait seulement durer.
La passion dégrade, la tendresse et la confiance généreuse élèvent les cœurs, les civilisent.

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