Lorsque je trouve dans mon silence une parole, elle est creusée dans ma vie comme un abîme.
Source : Vie d’un homme (1969)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Lorsque je trouve dans mon silence une parole, elle est creusée dans ma vie comme un abîme.
Source : Vie d’un homme (1969)
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Le silence est comme une nudité de l’âme, qui s’est libérée de la parure des mots.
Pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti le sens du mot jamais. Eh bien, c’est terrible. On prononce ce mot cent fois par jour mais on ne sait pas ce qu’on dit avant d’avoir été confronté à un vrai « plus jamais ».
J’aimerais pouvoir m’exprimer avec mes sens. Les mots sont parfois très handicapants.
La même démarche me fait chercher le bruit caché dans le silence, le mouvement dans l’immobilité, la vie dans l’inanimé, l’infini dans le fini, des formes dans le vide, et moi-même dans l’anonymat.
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J’écris par pirouettes acrobatiques et aériennes – j’écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.
Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.
Je fais tous les efforts possibles pour être sec. Je veux imposer silence à mon cœur qui croit avoir beaucoup à dire. Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité.
Il est un silence plus calomnieux que le discours et j’ai mieux aimé quelquefois parler mal à propos que de me taire.
Tristesse au cœur.
Quand je t’entends, coucou, – ma solitude est plus profonde…
J’ai longtemps aimé le silence pour lire. La quiétude d’un néant quelconque, impersonnel, pour savourer pleinement le cataclysme sonore des mots.

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