À force d’accepter les honneurs, on finit par croire qu’on les mérite.
Écrivain, 1913-1979À force d’accepter les honneurs, on finit par croire qu’on les mérite.
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mourir Etonne
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Il faut être indulgent aux parvenus. Songez au surmenage qu’ils s’imposent toute leur vie pour disputer les honneurs à ceux qui les ont mérités.
J’en ai marre d’être sous-évalué, mais on arrive à un moment où cette authenticité devrait finir par payer. Je sens un respect à défaut de véritable reconnaissance.
Le respect, ça n’existe pas. Même s’il représente pour beaucoup l’ultime forme de leur espoir. L’ultime forme de leur dignité.
L’honneur est fils du courage et de la vanité.
Or, si la plupart des majordomes, je suis prêt à le concéder, risquent de découvrir en dernière instance que la capacité d’y parvenir leur manque, je crois profondément que cette dignité est un objectif que l’on peut viser avec profit tout au long d’une carrière.
Tout le monde cherche à se croire supérieur à quelqu’un ! Fit-elle. Mais en général l’habitude est de donner ses preuves avant de réclamer le bénéfice !
Le mérite est honoré, j’en conviens ; mais ici les talents qui mènent à la réputation ne sont point ceux qui mènent à la fortune.
S’il est vrai que la meilleure part appartient à qui donne et non à qui reçoit, nous pouvons sans ironie regretter que ceux auxquels nous donnons sachent parfois si peu nous donner puisque, les aimant, nous leur souhaitons le meilleur.
La conscience d’avoir bien agi est une récompense en soi.
On gagne à faire preuve d’un peu d’humilité et de charité au moment de juger le cœur d’autrui.

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