Pour une femme le premier baiser est la fin du commencement. Pour un homme, c’est le commencement de la fin.

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Le premier baiser qu’on obtient d’une femme est comme le premier cornichon qu’on parvient à extraire du bocal. Le reste vient tout seul.
Il suffit d’un baiser pour apprendre l’amour.
Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ? Un serment fait d’un peu plus près, une promesse plus précise, un aveu qui veut se confirmer, un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ; c’est un secret qui prend la bouche pour oreille.
L’homme veut être le premier amour de la femme, alors que la femme veut être le dernier amour de l’homme.
Toujours, quand l’affection commence, le drame commence.
On garde longtemps son premier amant, quand on n’en prend point de second.
Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.
Si un homme n’embrasse pas une femme au premier rendez-vous, c’est un gentleman. Au second, c’est qu’il est gay.
Vous êtes la première femme que j’aime, et je suis peut-être le premier homme qui vous aime à ce point.
Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants.

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