Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l’aime plus que son mari, elle s’érige en conscience de l’homme, et le harcèle.
1892-1973Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l’aime plus que son mari, elle s’érige en conscience de l’homme, et le harcèle.
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Pivoine
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On s’étonne que la mante religieuse dévore son mâle après l’amour. Il ne manque pourtant pas de femmes qui en font autant.
Un mari trop doux peut rendre une femme impertinente ; mais, à moins qu’un homme ne soit un monstre, la douceur d’une femme le ramene, et triomphe de lui tôt ou tard.
Un homme n’est pas coupable d’aimer la femme d’autrui, s’il tient cette passion malheureuse asservie à la loi du devoir ; il est coupable d’aimer sa propre femme au point d’immoler tout à son amour.
Quand une femme aime un homme pour lui-même, c’est qu’il ne possède vraiment pas autre chose.
Une femme ne laisse entière liberté à l’homme qu’elle aime que pour mieux jouir de l’exclusivité de son amour.
Ce que Dieu ne peut plus faire, une femme, parfois, le peut.
Que Dieu protège l’homme qui refuse de se marier tant qu’il n’a pas trouvé la femme parfaite… Et que Dieu l’aide bien davantage encore quand il l’aura trouvée.
On n’adore la plupart des femmes que faute de les pouvoir aimer.
La chose la plus importante à propos du mariage est que l’homme ne doit pas laisser la femme se sentir opprimée simplement parce qu’elle est une femme et qu’il est un homme.
Mais prenez garde que l’amour-propre ne vous trompe, car quelquefois il contrefait si bien l’amour de Dieu qu’on dirait que c’est lui…

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