J’ai besoin de l’écrire cette guerre, de la raconter, de comprendre ce que mes parents ont ressenti et vécu. J’essaie de mettre des mots sur des photos de famille, des images que j’imagine, sur celles d’un pays détruit, en ruines.
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- Je dois connaître toutes les profondeurs de la vie. C’est pour cela que je me suis engagé pour la guerre.
- L’écriture, c’est comme l’armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
- Le vrai sens de de la guerre est la mort, c’est son matériau, sa forme et son contenu, son unique spécialité, son produit final, sa marque de fabrique.
- Ce que j’ai subi, ce que les Ivoiriens ont subi est également très dur. On ne connaissait pas les coups d’Etat, on les a eus. On ne connaissait pas la guerre, on l’a eue. Alors aux gros maux, j’ai employé de gros mots.
- J’avais l’idée d’écrire pour dire des choses qui n’avaient pas encore été écrites. Il faudrait que je puisse raconter ça, le montrer, trouver les mots pour mettre en images cette douleur.
- Je veux écrire des livres tristes et chastes, où il n’y aura que des paysages, des fleurs, du chagrin, de la fierté, et la candeur des animaux charmants qui s’effraient de l’homme.
- Je témoignais, je pensais qu’une photo forte devait nous raconter une particularité de la condition humaine. J’ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos les injustices que l’on rencontre.
- J’entrepris d’écrire, à l’intention de ma mère adoptive, une lettre de suicide, que j’enverrais peu avant de me donner la mort, dans trois jours, une semaine, un mois, je ne savais, mais enfin ce serait chose faite, je veux dire écrire cette lettre.
- Je n’ai pas besoin de faire des phrases. J’écris pour tirer au clair certaines circonstances. Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
- Pour savoir écrire il faut avoir lu, et pour savoir lire il faut savoir vivre : voilà ce que le prolétariat devra apprendre d’une seule opération, dans la lutte révolutionnaire.
- Je dois absolument écrire pour apprendre à estimer l’ampleur du chaos qui m’habite.
- Je me souviens quand j’ai été abattu dans cette guerre. Je me souviens à quel point j’étais terrifié. Et cela m’a fait me sentir proche de ma famille, de Dieu et de la vie, et j’ai eu peur.
- Réaliser un film, c’est comme écrire Guerre et Paix dans des auto-tamponneuses.
- Que ceux déjà qui m’en veulent se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons : quatre ans de grandes vacances.
- En partant de chez moi j’ai pu me fabriquer une nouvelle histoire, beaucoup plus satisfaisante, remplie d’influences évidentes et simplistes liées à l’environnement; un passé coloré, facilement accessible aux autres.